MIAJ BRETONAJ FABELOJ
Dimanche 20 mai 2007 13:17

Samideanoj, tiuj cxi estas miaj tradukoj, pardonpetu miajn proksimumojn

Noteto : unua linio : Esperanto, dua : Bretona lingvo, tria : Franca lingvo ;
NB : 1ère ligne : Espéranto, 2ème : Breton, 3ème : Français. 





Terglobo estas maljuna sed ne freneza
 An douar so kozh med n’eo ket sod 
La terre est vieille mais elle n’est pas folle.
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 Terglobo estas tro maljuna, neeblas moki gxin !
Re gozh an douar ewid ober goap anezi ! 
La terre est trop vieille pour qu’on se moque d’elle !
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En respekto estas amo ; estas respekto en amo.
En doujañs emañ ar garantez ; doujañs zo e-barzh ar garantez.

L’amour est dans le respect ; il y a du respect dans l’amour. 
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Kiu respektas, tiu cxi amas.
An neb a zouj a gar.
Qui respecte aime.  
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Respektebla estas kore homo.
Den a galon zo doujet.
Homme de coeur est respecté.  
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La plej longa vivado tamen estas tro mallonga, la plej malpeza sxargxacxo tamen estas tro peza.
Ar vuhez hirañ zo c’hoazh berr, ar bec’h skañvañ c’hoazh ponner.
La vie la plus longue est encore courte, le fardeau le plus léger encore lourd. 
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Kiu rapidas fore iras, sed kiu dauxrigas fartas pli bone.
An hini a ya buan a ya pell met an hini a zalc’h da vont a ra gwell.
Qui va vite va loin, mais qui continue va mieux. 
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Homo vivas per espero, sed neniu vivas per despero.
Gant an esperañs e vev an den, gant an dizesper ne ra den.
C’est avec l’espérance que vit l’homme, avec le désepoir personne. 
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Kiam oni enterigis malricxulon, la sonorilego el la paroko estas surda.
Pa gasser ar paour d’an douar kloc’h bras ar barres so bouzar.
Quand on conduit le pauvre en terre la grande cloche de la paroisse est sourde.
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Ni estos pli longe malvivaj ol malricxaj.
Pelloc’h e vimp marw eged paour.
Nous serons plus longtemps morts que pauvres. 
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Tiu kiu nenion riskas nek malgajnas, nek gajnas.
An heni na avantur netra nà koll nà gounid ne ra.
Celui qui ne risque rien ne perd ni ne gagne. 
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Pli la pasxtistoj estas multaj, malpli la bovinoj bone estas gardataj.
Seul mui a vugulion a vez e vez falloc’h gouarnet ar saout.
Plus il y a de bergers moins bien sont gardées les vaches. 
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Bone nutru vian korpon kaj via animo logxos tie plu longe.
Magit mad ho korf, hoc’h ene a chomo pelloc’h e-barzh.
Nourris bien ton corps, ton âme y restera plus longtemps. 
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Havi grandan nazon estas pli deca ol havi du malgrandaj.
Propoc’h eo ur fri bras ewid daou vihan.
Il est plus décent d’avoir un grand nez que deux petits. 
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Tiu kiu posedas monon kaj donacas, havas amikojn en cxiuj landoj ; Tiu kiu posedas monon kaj nenion donas, ne havas amikojn.
An hini en deus arc’hant hag a ro en deus mignoned e pep bro an hini en deus arc’hant ha ne ro ket n’en deus mignon ebet.
Celui qui a de l’argent et donne, a des amis en chaque pays ; celui qui a de l’argent et ne donne pas, n’a pas d’amis. 
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Kompato sen helpo malmulte bonfaras.
Truez heb sikour a ra nebeud à vad.
Pitié sans secours fait peu de bien. 
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Sxafidon ne strebas pri lupon (Kiuj ne estas similaj, tiuj ne kunvenas).
Da heul ar bleiz ned a ket an oan.
L’agneau ne va pas après le loup. (Qui ne se ressemble pas ne s’assemble pas.)
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Dimanche 20 mai 2007 11:54
Malgranda aspekte, sed granda intelekte.
Petit par la taille, mais grand par l’esprit (clin d’oeil Brigid).
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Faro farinton rekomendas.
L’action donne des conseils à celui qui agit.
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Kiu fosas sub alia, falos mem en la foson.
Celui qui creuse un trou sous quelqu’un d’autre, tombera lui-même dans le trou.
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Kuraĝa koron, povas ĉion.
À cœur vaillant, rien d’impossible.
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Kio konvenas al sciuro ne konvenas al vuturo.
Ce qui convient à l’un ne convient pas à l’autre.
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Kiu semas venton, rikoltos fulmotondron.
Qui sème le vent, récolte la tempête.
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Jeudi 17 mai 2007 18:13
                                          
Kiu tro certas pri sia vero, kreas inferon sur la tero. 
Celui qui est trop sûr de sa vérité, crée un enfer sur la Terre. 
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Prudento ektimas, se promesoj senlimas. 
La raison prend peur, si les promesses sont sans limites. 
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Timigu min, kaj mi obeos honte ; konvinku min, kaj mi obeos volonte. 
Faites-moi peur, et j’obéirai honteusement ; convainquez-moi, et j’obéirai volontairement. 
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Esploru la kavernon, sed portu lanternon. 
Explore la caverne, mais porte une lanterne.
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Jeudi 17 mai 2007 12:53

 Dans les temps ancestraux, quand la mer était encore retirée bien loin, il y avait un village près de Vannes. Dans une vieille ferme, habitait une famille très pauvre qui ne possédait qu’un petit champ.  

Pourtant, dans ce village, il y avait un champ sur lequel personne ne cultivait de légumes ni de fruit. On disait que c’était le champ des Korrigans (petits lutins hauts comme trois pommes, vivant en Bretagne)

                          Le paysan Pierig vivait avec sa femme Maer et leur fils Luig et chaque jour, passant devant le champ des Korrigans, il se demandait pourquoi personne ne le cultivait. Alors un jour, il en eut marre. Il rentra dans le champ, et entreprit de le défricher. Lorsqu’il eut arraché la première mauvaise herbe, une voix sortit du sol, lui disant :  

“Qui es-tu ?


-Moi ? Ben… Je suis Pierig.
-Et que fais-tu ?
-Ben… Je défriche.
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… euh… Personne.
-Bah attends ! On va t’aider!!”              

Cent korrigans sortirent alors du sol, et aidèrent Pierig à défricher le champ. Le soir venu, le champs était dénué de la moindre mauvaise herbe. 

Pierig rentra content chez lui. Il raconta l’histoire à sa femme, qui le sermonna : 

“Mais es-tu fou! Veux-tu attirer le malheur sur notre famille ?
-Bah pourquoi ? Ils sont bien sympas, les korrigans !”

Il se coucha perplexe.

Le lendemain, il revint au champ, et entreprit de retirer les cailloux de la terre. A peine eut-il retiré la première pierre, qu’une voix surgit du sol :

“Qui es-tu ?
-Moi ? Ben… Je suis Pierig.
-Et que fais-tu ?
-Ben… J’enlève les cailloux.
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… euh… Personne.
-Bah attends ! On va t’aider!!” 

Deux cents korrigans surgirent des entrailles de la Terre. Le soir, plus un cailloux n’était là : ils étaient tous empilés à côté du champ.    

Il rentra chez lui, mais cette fois-ci, il ne raconta rien à sa femme. 

Le lendemain, il vint labourer la terre. A la première motte retournée, une voix lui dit :  




“Qui es-tu ?


-Moi ? Ben… Je suis Pierig.
-Et que fais-tu ?-Ben… je laboure.
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… euh… Personne.
-Bah attends ! On va t’aider!!”

Quatre cents korrigans vinrent alors retourner la terre à mains nues. Le soir, la terre était prête pour recevoir la semence. 

Le lendemain, Pierig vint avec quatre gros sacs de grains de blé. Lorsqu’il jeta la première graine, la voix revint :




“Qui es-tu ?-Moi ?


Ben… Je suis Pierig.
-Et que fais-tu ?
-Ben… Je sème.
-Et qui t’a donné la permission ?
-C’est plus pratique de semer le blé si on veut qu’il pousse…
-Bah attends ! On va t’aider!!” 

Huit cents korrigans vinrent piocher des graines dans le sac, et les semèrent. Puis les korrigans ordonnèrent au paysan de ne pas revenir avant 3 mois et 3 semaines.   Les jours, les semaines et les mois passaient et notre fermier n’en pouvait plus d’attendre.

Un jour avant l’échéance fixée par les korrigans, il demanda à son fils d’aller voir dans le champ si le blé était mur.   Le fils s’y rendit et goûta un épi. Aussitôt, une voix venue de la terre lui dit :

“Qui es-tu ?
-Moi ? Ben… Je suis Luig, le fils de Pierig.


-Et que fais-tu ?-Ben… Je mâchouille du blé.
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… euh… c’est le blé de mon père.
-Bah attends ! On va t’aider!!”                    

Mille six cents korrigans vinrent alors arracher les grains de blé aux épis, et mâchouillèrent le blé ! En quelques heures, il ne resta plus un seul grain de blé récoltable.  

Lorsque Pierig rejoignit son fils aux champs, il vit le désastre, et flanqua une gifle à son fils. Une voix de dessous terre lui dit :



“Qui es-tu ?
-Moi ? Ben… Je suis Pierig.


-Et que fais-tu ?-Ben…  Je claque mon fils!
-Et qui t’a donné la permission ?
-Depuis quand un père a-t-il besoin d’une permission pour corriger son gamin ?
-Bah attends ! On va t’aider !!” 

Trois mille deux cents korrigans vinrent alors donner des claques au fils de Pierig et un korrigan, ça frappe très fort. Lorsque ils se battaient entre eux, ils se jetaient des pierres à la figure. Depuis, il y en a encore des centaines allignées près de Carnac, en Bretagne. Lorsque les korrigans retournérent sous terre, Luig était évanoui. Le père, désemparé et fou de rage, s’en arracha les cheveux.  Lorsque le premier cheveux arraché tomba à terre, une petite voix dit :

“Qui es-tu ?


-Moi ? Ben… Je suis Pierig.
-Et que fais-tu ?
-Je m’arrache les cheveux !
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… Je suis furieux !!!
-Bah attends ! On va t’aider !!” 

Six mille quatre cents korrigans sortirent alors de terre, et arrachèrent les cheveux du pauvre homme, avant de s’en retourner sous terre. 

 La mère arriva inquiète de ne pas les voir rentrer à la maison, et contempla la scène horrifiée ! Un fils aplati comme une galette, un mari chauve comme un oeuf, plus de blé… Elle pleura de chagrin.   Lorsque la première larme tomba à terre, une voix lui dit :

“Qui es-tu ?-Moi ?

Ben… Je suis Maer.
-Et que fais-tu ?
-Ben… Je pleure….
-Et qui t’a donné la permission ?
-Ben… Mon fils est raplapla, mon mari est chauve… et notre champ dévasté…
-Bah attends ! On va t’aider!!” 

Soudain des milliers de korrigans surgirent de partout, et se mirent à pleurer… Ils pleurèrent tellement que leurs larmes envahirent la région de Bretagne sud, jusqu’à la mer.

Il ne resta plus qu’un golfe, qui est, aujourd’hui, le golfe du Morbihan (en breton : petite mer). 


Dimanche 13 mai 2007 17:51
Iam, de pratempoj, kiam  maro ja kusxis for de Vannes (Urbo en  Sudbretonio), iu  malricxega familio logxis en malnova farmadomo en vilagxo proksime Vannes, kaj gxi posedis nur unu malgrandan kampon.
–>Tamen, en tiu vilagxo, ja estis kampo kiu neniu volis kulturi, nek legomojn nek fruktojn. Lauxdire, tiu estis kobolda kampo (koboldoj estas feetoj kiuj estas altaj je tri pomoj kaj kiuj logxas en Bretonio).                                      


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